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Grande barrière de corail : enjeu de biodiversité marine en danger

La grande barrière de corail fait rêver en elle-même. On a tous désiré pouvoir l’admirer au moins une fois dans notre vie, pouvoir y nager et y observer sa flore et sa faune sous-marines. Telle une carte postale, on pense à ses belles eaux cristallines, à ses plages magnifiques et à la diversité des coraux qui en font une splendeur de la nature. Elle s’étend dans l'océan Pacifique au Nord-Est de l’Australie sur 344 400 km². C'est également la plus grande structure vivante qu'abrite notre planète.



Malheureusement, la barrière de corail est un écosystème fragile qui doit faire face à de multiples dangers pour sa propre survie. On sait aujourd'hui que les récifs coralliens régressent, sous l’effet de multiples menaces : élévation des températures, pollution, surpêche, activités humaines, prolifération d'espèces invasives... De nombreuses questions sont soulevées par les scientifiques quand à la barrière de corail australienne. Est-telle amenée à disparaître ? Quelles sont les menaces qui pèsent sur sa survie ? Quels sont les moyens qui peuvent sauver cet écosystème ?


Les récents incendies démontrent l’impact de l’homme sur la Nature et le développement du changement climatique. Les forêts d’eucalyptus ne sont pas les seules à être en danger. Aujourd’hui l’activité humaine menace également la stabilité et la pérennité de la barrière de corail. L’industrie du charbon est vivement critiquée notamment par les associations écologiques australiennes. Récemment, le gouvernement australien vient d’accorder son autorisation pour l’exploitation de la mine Carmichael. Ce site de production de charbon devrait fournir 60 millions de tonnes de charbon par an soit l'équivalent de 80 % de la consommation annuelle allemande. Or cette mine est située tout près de la barrière de corail et deviendrait un facteur de risque important pour la pollution des eaux.


L’autre problématique que rencontre la barrière de corail est l’acidification de l’eau de mer due aux émissions de gaz à effet de serre qui perturbent la chimie des océans. En effet, des périodes de blanchiment de coraux majeures se sont déroulées en 2016 et 2017. Les coraux perdent leurs couleurs en expulsant les algues compromettant ainsi leurs capacités naturelles à se régénérer. En 2018, l’implantation de bébés coraux a décliné de 89%. Enfin l’industrie de la pêche, de l’agriculture, du tourisme accroissent les pressions sur cet écosystème le rendant encore plus vulnérable.



Mais il n’est pas trop tard pour ralentir sa dégradation. Des organisations comme WWF collaborent avec le gouvernement australien pour aider à sauvegarder la biodiversité de ce site marin unique. De même, la population commence à prendre conscience des enjeux écologiques et de la nécessité de mesures de sauvegarde. Suite aux derniers feux de forêts, de nombreux australiens ont manifesté pour demander au gouvernement d’agir dans la lutte contre le changement climatique dans des villes tels que Sydney, Melbourne, Canberra, Brisbane ou encore Adelaïde.


La communauté scientifique étudie de nouvelles techniques pour conserver les différentes espèces de coraux. Par exemple l’utilisation de haut-parleurs sous-marins permettrait à la barrière de corail de se régénérer. Le son de massifs coralliens en bonne santé et vivants, habitat de nombreuses espèces de poissons est testé. L'attirance par ce biais de cette faune sous-marine et sa présence durable aurait un impact sur le développement positif des coraux. Sans pouvoir les sauver cette technique pourrait faciliter le rétablissement de l'écosystème corallien. Egalement, parmi les autres pistes en cours de réflexion celle de "production massive de larves de corail grâce à l'impression 3D de surfaces pour soutenir leur croissance, ou le prélèvement et la relocalisation de larves". Au delà des initiatives collectives et de l'espoir qu'elles suscitent, il est important de se rappeler que la grande barrière de corail est un bien universel. Chacun est responsable par ses gestes de sa sauvegarde. En limitant sa production de CO2 comme de déchets, on permet dès lors aux générations futures de pouvoir admirer la beauté de ce bien commun.

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