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Créer un jardin écologique pour la biodiversité

Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Dans un monde où la préservation de l'environnement est devenue une priorité, les jardins écologiques se révèlent être des oasis de biodiversité au cœur de nos communautés. Ces espaces verts non seulement embellissent nos villes et nos quartiers, mais ils offrent également un refuge vital pour une multitude d'espèces végétales et animales. Ainsi, la réalisation d'un jardin écologique, axé sur le respect de la nature et de la biodiversité, est une démarche à la fois louable et essentielle pour notre avenir commun.


 


La création d'un jardin écologique commence par une planification minutieuse et une conception réfléchie. Choisir des plantes indigènes adaptées au climat local, favoriser par ses actions la résilience de l'écosystème et la préservation des espèces animales, végétales, fongiques locales ou encore diversifier les habitats permettant l'accueil d'une diversité de mammifères, insectes, oiseaux sont quelques exemples des bienfaits de cette démarche.



Faire de son jardin un lieu accueillant pour la vie


Grâce à leurs interactions, les différentes espèces (vers de terre, insectes, oiseaux, crapauds, lézards, hérissons, chauve-souris…) contribuent à l’équilibre biologique. Il faut donc leur favoriser l’accès et la circulation aux jardins en évitant les tontes trop rases et trop fréquentes, en laissant les feuilles mortes au sol et en prévoyant des abris. Les solutions naturelles sont à privilégier (tas de bois pour les hérissons, arbres morts pour les oiseaux et insectes, amas de pierre pour les lézards, mares pour les libellules, haies pour les oiseaux...).

Il existe aussi des gîtes pour les chauve-souris, des hôtels pour les pollinisateurs et des nichoirs pour oiseaux, à installer au calme, ni en plein soleil, ni trop à l’ombre, et à l’abri des prédateurs tels que les chats.


Pour protéger les oiseaux, dont de nombreuses espèces sont menacées, il faut éviter de tailler les haies comme de couper les arbres avant le 15 août ! Pour ne pas déranger ou déloger les oiseaux pendant la période de nidification, cruciale pour leur cycle de vie, l'Office français de la biodiversité, recommande de ne pas tailler les haies ni d’élaguer les arbres du 15 mars au 15 août. Pour les agriculteurs, la taille des haies est interdite comme leur arrachage. Un livret présente les principaux points de ce Plan Stratégique National pour la PAC 2023-2027.


Dans un jardin écologique, il est primordial de se passer des produits chimiques pour préserver la santé de l'écosystème. En éliminant les pesticides, herbicides et autres produits synthétiques, c'est toute la biodiversité qui en bénéficie, permettant aux insectes pollinisateurs, aux vers de terre et autres organismes bénéfiques de prospérer. C'est enfin indispensable pour préserver la vie du sol et limiter la pollution des nappes phréatiques comme des cours d'eau. En cas d'agressions par des ravageurs ou des maladies, il est possible de faire appel à des solutions de biocontrôle.


Créer un jardin écologique permet de préserver la biodiversité en offrant un habitat propice aux espèces végétales et animales locales, favorisant ainsi l'équilibre naturel de l'écosystème. Il sera ainsi plus à même de faire face aux aléas climatiques comme aux déséquilibres induits par les activités humaines. De plus, en réduisant l'utilisation de produits chimiques et en privilégiant des pratiques respectueuses de l'environnement, un jardin écologique contribue à la protection de la santé humaine et à la préservation des ressources naturelles pour les générations futures.


Enfant dans la nature avec ETATS SAUVAGES


Favoriser la Biodiversité


Le cœur d'un jardin écologique réside dans sa capacité à promouvoir la biodiversité. En fournissant des habitats diversifiés et des sources de nourriture pour les espèces sauvages, ces jardins jouent un rôle crucial dans la préservation de la faune locale. Les plantes mellifères attirent les pollinisateurs essentiels tels que les abeilles et les papillons, tandis que les nichoirs et les hôtels à insectes (quand leurs versions naturelles sont absentes) offrent un refuge pour une variété d'espèces aviaires et insectivores.


Les jardins sont bien plus que de simples espaces verts ; ce sont des écosystèmes riches où se côtoient une multitude d'espèces, chacune contribuant à maintenir l'équilibre de la nature. Des vers de terre aux oiseaux en passant par les crapauds et les hérissons, ces petits habitants sont essentiels à la santé écologique de nos jardins. Pour préserver cet équilibre fragile, il est primordial de créer un environnement accueillant pour la faune locale, plutôt que de chercher à s'en débarrasser. Les coccinelles se nourrissent des pucerons, les oiseaux régulent les populations de chenilles, tandis que les abeilles et autres pollinisateurs contribuent à la reproduction des plantes. Même les escargots et les limaces jouent un rôle en aérant et en hydratant le sol, mais aussi en décomposant les matières organiques.


Pour attirer et soutenir cette biodiversité, quelques gestes simples peuvent être adoptés dans nos jardins. Il est recommandé de favoriser les abris naturels tels que les tas de bois, les arbres morts ou les mares, ainsi que de planter une variété d'espèces végétales locales. Une gestion raisonnée de la tonte, laissée moins fréquente et moins rasante, ainsi que le maintien des feuilles mortes au sol, offrent également des refuges et des sources de nourriture pour la faune.


L'aménagement de nichoirs peut constituer une autre initiative importante pour soutenir la biodiversité aviaire dans un environnement en carence d'arbres - notamment morts - et de haies. En veillant à l'installation correcte de ces abris, en les protégeant des prédateurs et en offrant des ouvertures adaptées, il est possible d'encourager la nidification de certaines espèces d'oiseaux et leur offrir un refuge sécurisé. En plus des nichoirs, les jardins peuvent également accueillir des gîtes pour les chauves-souris, alliées précieuses dans la lutte contre les ravageurs. Ces petites créatures contribuent à réguler les populations d'insectes nuisibles et méritent donc notre soutien.


Quant aux pollinisateurs, tels que les abeilles et les papillons, mais aussi les auxiliaires de culture, ils bénéficient également de jardins écologiquement conçus. Des abris naturels, une variété de plantes mellifères et des espaces de nidification adaptés favorisent leur présence et contribuent à assurer la pollinisation des cultures et des fleurs sauvages.


Nichoir pour les oiseaux des jardins avec Etats Sauvages


Priorité à la diversité des plantations et aux espèces locales


Pour vos plantations, il est possible d'alterner pelouses, prairies, espaces arborés et potager. Choisir une diversité d’espèces indigènes, voire locales, plutôt que des espèces exotiques rapportées de voyages ou achetées en magasin : elles ont co-évolué avec la flore et la faune et sont donc adaptées au site. Les plantes indigènes, originaires du territoire considéré, s'intègrent naturellement à leur environnement. Leur adaptation au sol, au climat et à la pluviométrie nécessite moins d'entretien et favorise la biodiversité locale, notamment en fournissant un habitat aux insectes pollinisateurs. En revanche, les plantes exotiques, provenant d'autres régions, peuvent devenir envahissantes et perturber l'équilibre écologique en supplantant les espèces indigènes.


Adaptées à leur environnement, elles nécessitent moins d’arrosage et favorisent l’épanouissement des autres espèces végétales et animales, dont les insectes pollinisateurs. Au-delà du bilan carbone lié à leur importation, les plantes exotiques (Buddleia, Renouée du Japon, Bambous...) peuvent se révéler envahissantes. Il faut donc consulter les étiquettes ou demander conseil aux vendeurs pour connaître leur origine. Certains fournisseurs de graines et de plants utilisent la marque Végétal local de l’OFB, conçue pour préserver la durabilité des plantes sauvages récoltées et la diversité génétique.


Pour transformer son jardin en havre de biodiversité quelques gestes simples apportent un maximum de bénéfices :

  • opter pour une tonte haute, entre 6 et 8 cm, pour renforcer l'enracinement du gazon, résister à la sécheresse et limiter l'apparition de mousse tout en laissant certaines bandes en évolution libre pour accueillir des plantes sauvages.

  • laisser l'herbe et les fleurs sauvages s'installer et embellir les allées gravillonnées et les espaces entre les pavés.

  • créer des zones propices à la biodiversité en aménageant des coins de végétation dense, des haies fleuries, des mares, des murets de pierre, des tas de bois mort... pour favoriser la présence naturelle des prédateurs des ravageurs.


Prairie de fleurs sauvages avec Etats Sauvages


Chouchouter son compost


L'ADEME conseille sur le compostage des déchets alimentaires, une pratique écologique pour enrichir le sol. Après avoir choisi entre le compostage en tas ou en bac, en veillant à équilibrer les déchets carbonés (feuilles mortes) et azotés (déchets de cuisine, tonte de pelouse), il suffit de mélanger régulièrement, d'aérer et de contrôler l'humidité. Les décomposeurs et champignons ferront le reste. Aujourd'hui plus d'un tiers des Français compostent leurs déchets, y compris des plastiques prétendument « biodégradables ». Cependant, leur décomposition dans les composteurs domestiques n'est pas garantie, selon l'Anses. Il est donc recommandé de ne pas les inclure. Le processus de compostage peut prendre de quelques mois à plus d'un an selon le volume et la méthode. Mais il est aussi possible d'utiliser le compost à différents stades de maturité pour fertiliser le sol et favoriser la croissance des plantes.



Éviter le paillage en plastique ou minéral


Le paillage, pratique consistant à recouvrir le sol autour des plantes, offre de nombreux avantages. En retenant l'humidité, il réduit l'évaporation et donc la nécessité d'arrosage, surtout en été. De plus, il protège les racines du froid durant l'hiver. Favorisant des conditions de croissance optimales, il empêche également la prolifération des mauvaises herbes. À fuir en revanche, les paillages en plastique, qui se dégradent en microparticules sous l’effet de la pluie et du soleil et contaminent durablement les sols et l’eau. D’autres produits à éviter également : les bioplastiques (pas toujours biodégradables et quasiment impossibles à recycler), et le paillage minéral (issu de matières telles que ardoises et schistes). Ce dernier favorise l'élévation des températures au niveau du sol et des végétaux.


Dans la pratique d'un jardin écologique, le paillage constitue une méthode essentielle. Pour ceux qui préfèrent le "fait maison", la tonte de gazon et les feuilles mortes offrent d'excellentes options. Pour les plus vastes jardins, investir dans un broyeur ou en louer un permet de recycler les déchets de taille directement sur place, réduisant ainsi l'empreinte carbone. En outre, des solutions prêtes à l'emploi, telles que la paille de céréales, les écorces de pin ou les copeaux de bois, sont disponibles dans le commerce. Les géotextiles en fibres naturelles comme le chanvre, produit localement en France, offrent également une alternative écologique pour le jardinage.



Une bonne gestion de l'eau


La conservation et l'utilisation raisonnée de l'eau sont des aspects essentiels de la gestion d'un jardin écologique. L'utilisation de techniques d'irrigation efficaces, telles que les systèmes de goutte-à-goutte et la collecte des eaux de pluie, permet de réduire la consommation d'eau et de préserver les ressources hydriques précieuses. De plus, la sélection de plantes résistantes à la sécheresse minimise le besoin d'arrosage et favorise une gestion durable de l'eau. La récupération de l'eau de pluie pour l'arrosage du jardin présente de multiples avantages. En réutilisant cette ressource naturelle, on réduit la consommation d'eau potable, ce qui permet d'économiser sur les factures d'eau tout en préservant les ressources hydriques. De plus, l'eau de pluie est dépourvue de produits chimiques souvent présents dans l'eau du robinet, ce qui favorise la croissance des plantes et contribue à la santé de l'écosystème du jardin.



Lutter contre la pollution lumineuse


L'éclairage extérieur, très en vogue, peut causer des dommages considérables à la biodiversité. Bien que créant une ambiance chaleureuse, il perturbe les cycles naturels, affectant la faune et la flore. Les règlementations françaises depuis 2020 imposent des normes strictes pour réduire cette pollution. Il faut avoir conscience que les éclairages, même faibles, perturbent le rythme jour/nuit vital pour les espèces. La réglementation vise donc à limiter les couleurs et la quantité de lumière émise, tout en évitant l'éclairage du ciel. Ainsi certaines lumières installées avant 2020 devront être remplacées avant 2025 si elles émettent trop vers le haut.


De la même manière, les jardins collectifs doivent respecter des horaires stricts pour les éclairages esthétiques, tandis que les individuels peuvent adopter ces pratiques par respect pour la biodiversité. En s'alignant sur ces normes, chacun peut contribuer à préserver l'harmonie entre la lumière et la vie nocturne.


Trame noire pour la biodiversité nocturne - Etats Sauvages
Exemple d'un pavillon avec jardin, situé hors agglomération. 3 niveaux de gestion de l’éclairage, du plus néfaste au plus vertueux pour la biodiversité. Aleksandra Delcourt – www.econception.fr

En somme, la préservation de la biodiversité dans nos jardins est non seulement bénéfique pour l'environnement, mais aussi pour notre propre bien-être. En adoptant des pratiques respectueuses de la faune et de la flore, nous contribuons à créer des espaces verts plus sains, plus résilients et plus harmonieux pour tout le vivant auquel nous appartenons.



 


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