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Avec les sciences participatives, devenez contributeur scientifique !


Comment aider la recherche sur la biodiversité, mesurer l'impact du changement climatique ou encore identifier de nouvelles galaxies ? Vous pouvez bien sûr dédier votre vie à la recherche scientifique mais si ce n'est ni votre profession ni forcément non plus la grande passion qui occupe tout votre temps libre, participer à des programmes de sciences participatives est une troisième voie accessible à tous. Elles recouvrent aujourd'hui une grande diversité de domaines, mais partagent un objectif commun : produire des connaissances scientifiques en associant scientifiques et citoyens.


Si la science n'a pas toujours été qu'une affaire de scientifiques au fil des siècles, la recherche, elle, s'est progressivement professionnalisée au point de créer une distance entre chercheurs et citoyens. Ce n'est que dans les années 1990 que le mouvement s'inverse. Quand des citoyens, et notamment certains malades (impliqués dans des études médicales), ont souhaité participer de façon active aux recherches en cours dans le domaine qui les concernait. Une implication qui a permis, depuis, la mise en place d'une co-construction des connaissances scientifiques.


Mis à contribution, les citoyens permettent ainsi de collecter un grand nombre de données qui seraient difficiles ou coûteuses à obtenir par d’autres moyens. Ils sont aussi associés aux recherches et directement en lien avec les scientifiques en charge du projet. Par exemple, pour les sciences liés à la compréhension du fonctionnement de notre planète, ces programmes sont particulièrement utiles pour suivre le milieu naturel sur de grandes échelles géographiques ou sur de longues périodes (découvertes astronomiques, suivi de la biodiversité, impact du changement climatique sur l’environnement…).




De quoi parle-t-on ?


Le terme « sciences participatives » peut recouvrir de nombreux domaines des sciences auxquelles des citoyens sont associés. La définition donnée dans le rapport sur les sciences participatives précise qu'il s'agit de « Formes de production de connaissances scientifiques auxquelles des acteurs non-scientifiques-professionnels – qu’il s’agisse d’individus ou de groupes – participent de façon active et délibérée. » (lien source en fin d'article)


Si leur place reste modeste en termes de production scientifique, leur développement s’est accéléré ces dernières années au point d'impacter de manière significative le nombre de publications scientifiques s'y référant.

Source : HOULLIER, F., MERILHOU-GOUDARD, J-B. 2016. Les sciences participatives en France, p.17

Les sciences participatives permettent d'obtenir des résultats inédits, de plus grande ampleur et favorisent les liens entre la société et les scientifiques. Mais elles comportent aussi potentiellement des risques méthodologiques, déontologiques ou éthiques, que les chercheurs doivent identifier pour les éviter et les maîtriser.



Lancez-vous !


Vous avez envie d'apporter votre contribution ? D'apprendre en réalisant ? Alors il ne vous reste plus qu'à choisir le programme auquel participer. Il en existe dans de multiples secteurs mais nous allons vous proposer ci-dessous une petite sélection des programmes autour de la Nature. Dans leur très grande majorité ils ne demandent pas un investissement régulier (même si vous pourriez bien devenir accro !) et s'adaptent au temps que vous pouvez y consacrer (de quelques minutes à plusieurs heures).


Et si vous ne trouvez pas votre bonheur dans notre sélection, n'hésitez pas à consulter également les répertoires suivants :

  • OPEN - Créé par le Muséum national d’Histoire Naturelle dans le cadre du projet 65 Millions d’Observateurs, la platerforme OPEN est co-animée par la Fondation pour la Nature et l’Homme et l’Union nationale des CPIE. Elle vise à diffuser la culture scientifique à travers les sciences participatives et regroupe un grand nombre de programmes pour permettre à tous de participer à l'observation de la biodiversité.

  • NATUREFRANCE - Développé par le Museum National d'Histoire Naturelle et ses partenaires du système d'information de la biodiversité, le portail Naturefrance a été officiellement lancé en ce début d'année 2021. Son but est d'être le point d’entrée pour accéder aux données sur la biodiversité en France, métropole et outre-mer, et de faciliter ainsi l'accès à l’information produite par les différents acteurs tout en proposant des connaissances utiles pour comprendre les grands enjeux autour de la biodiversité et de sa protection. Et c'est aussi le nouveau site de l'Observatoire National de la Biodiversité.


Les programmes sur tout le territoire national

  • Vigie-Nature est un programme de sciences participatives sur différents domaines, ouvert à tous les curieux de nature, du débutant au plus expérimenté. Les protocoles sont simples et rigoureux, et offre à chacun la possibilité de contribuer à la recherche en découvrant la biodiversité. Que vous soyez en ville comme à la campagne, avec Vigie-Nature devenez un observateur de la biodiversité !

  • Oiseaux des Jardins est un observatoire participatif animé par la LPO et le Muséum National d'Histoire Naturelle. Il permet de répertorier les oiseaux de passage dans son jardin, dans un parc public ou même sur son balcon.

  • BirdLab est à la fois un jeu et une expérience scientifique permettant d'étudier les comportements des oiseaux qui utilisent les mangeoires. Cette participation se fait uniquement sur smartphone ou tablette.

  • Sauvages de ma rue est un programme de science citoyenne mêlant projet pédagogique avec l'association TelaBotanica, et projet scientifique avec le laboratoire CESCO du Muséum National d'Histoire Naturelle. Il permet aux citadins de reconnaître les espèces végétales qui poussent dans leur environnement immédiat : plantes croisées dans la rue, autour des pieds d’arbres, sur les trottoirs ou les pelouses… Nul besoin de connaissances en botanique pour se lancer. Chacun peut lister les espèces présentes grâce à des outils très simples et contribuer à les répertorier.

  • L'opération Papillons est un observatoire porté par l'association Noé et le Muséum National d’Histoire Naturelle accessible aux débutants comme aux spécialistes. Il permet d'améliorer les connaissances sur les papillons et mieux comprendre l’impact de l’urbanisation, du climat ou encore des pratiques au jardin sur ces espèces. Le comptage des papillons peut s’effectuer dans un jardin privé, public ou sur un balcon.

  • Mission Forêt est une application pour smartphone proposée par l'association Noé dans le cadre de l’Observatoire de la Biodiversité des Forêts (OBF). Au travers de courtes missions, partez à la découverte des habitants de la forêt et apprenez à reconnaître arbres, papillons, carabes, escargots, ou reptiles des bois. Tout en vous amusant, les informations que vous collecterez permettront d’alimenter l’Inventaire national du patrimoine naturel.

  • L'observatoire des Bourdons Les comptages de bourdons ont lieu toutes les semaines, toute l'année ! Vous les trouverez dans les fleurs en général mais pas toujours... Pour participer nul besoin d’être spécialiste, les comptages peuvent se faire dans un jardin public, privé ou sur un balcon et permettent d'identifier les types de bourdons observés.

  • sTREEts est un programme de sciences participatives invitant à recenser la flore des pieds d’arbres de votre rue. Cet appel s’adresse donc aux botanistes volontaires qui peuvent reconnaître l’ensemble des plantes qui poussent aux pieds des arbres et en faire le suivi chaque printemps.

  • Florilèges Prairies Urbaines est un programme de sciences participatives à destination des gestionnaires de prairies urbaines. Il permet d'améliorer les connaissances sur la qualité écologique des prairies au regard des pratiques de gestion et de la dynamique de l’évolution des milieux.

  • SPIPOLL est un projet ouvert à tous, et qui a pour but d’étudier les réseaux de pollinisation, c’est à dire les interactions complexes entre plantes et insectes, mais aussi entre insectes eux-mêmes. Vous avez un appareil photo numérique, vous aimez les insectes et vous êtes soucieux de la biodiversité ? À vos marques, prêt, photographiez !

Protocole SPIPoll, le Suivi Photographique des Insectes POLLinisateurs

Ce dernier programme est un excellent exemple de science collaborative où participants et scientifiques bénéficient mutuellement de leur partage de connaissances. En 2018, une étude menée par Nicolas Deguines mettait en évidence la spectaculaire progression des participants. Au fil des identifications, ces citoyens deviennent rapidement de véritables experts dans la reconnaissance. De ce constat, et compte tenu de la volonté palpable de certains spipolliens d’étendre leur contribution, l’équipe scientifique a alors conçu un système de validation collaborative qui a créé une véritable émulation au sein de la communauté. Désormais, au-delà d'identifier leurs propres photos, les participants s'entraident et développent ainsi des compétences similaires à des naturalistes experts.



Les programmes ciblés & localisés

  • Faune Limousin ou Faune Nièvre sont des programmes locaux de la LPO destinés à collecter et diffuser des observations faunistiques auprès du plus grand nombre, afin d'améliorer la connaissance naturaliste et permettre une meilleure préservation.

  • Le programme Plages Vivantes est un observatoire participatif de la biodiversité des hauts de plages. Il vise à mieux comprendre et prédire les effets des changements globaux et locaux et s'intéresse en particulier aux laisses de mer et compartiments biologiques qui lui sont liés. Trois protocoles différents sont proposés : ALAMER, FLORAMER et OLAMER.

  • Phénoclim est un programme scientifique et pédagogique qui invite le public à mesurer l’impact du changement climatique sur la faune et la flore en montagne. Pour sa dix-huitième année, le site fait peau neuve afin de rendre accessible les données brutes d’observation à tous (chercheurs et citoyens), d'améliorer l'ergonomie et de faciliter les interactions entre participants.




Les programmes (très) spécifiques

  • Mission hérisson - Ouverte aux petits comme aux plus grands, elle a pour but d’étudier les évolutions de population du Hérisson d’Europe sur plusieurs années, afin de connaitre son état de santé et sa répartition sur le territoire français métropolitain.

  • BioObs ou Base pour l'inventaire des observations subaquatiques, est un outil de sciences participatives permettant de préparer sa plongée et d'en savoir plus sur les espèces observables dans ce milieu naturel. Chacune des observations collectées est transmise au Muséum National d’Histoire Naturelle et alimente l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN).

  • Vigie-Chiro propose un suivi des chauves-souris lors de leurs activités de chasse. La France compte 34 espèces de chiroptères (chauves-souris) et les connaissances restent très lacunaires dans la plupart des régions.


« L’engouement actuel pour les sciences participatives ne correspond pas seulement à un effet de mode. Plusieurs moteurs d’évolution soutiennent une croissance forte depuis une quinzaine d’années : l’aspiration des citoyens et des groupes concernés à la participation directe, l’accroissement du niveau moyen d’éducation, le formidable développement des technologies d’information et de communication. La dynamique en cours est une chance pour les interactions entre sciences et sociétés, car les sciences participatives sont le vecteur d’intéressements mutuels et de collaborations » (Joly, 2017).


Ces programmes ont donc de beaux jours devant eux et constituent aussi pour les citoyens, petits et grands, un moyen de se former tout en contribuant à l'accroissement des connaissances scientifiques. Alors si vous aussi, vous avez envie d'apporter votre petit caillou à la Science, il ne vous reste plus qu'à choisir votre programme et à vous lancer !



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